[42] 36e Congrès SFIO, 29-31 mai 1939, 7e séance, p.121, Mfm 270.36, BDIC. [17] 70 CO regroupaient alors l’économie française. Entre autres missions collaborationnistes - dont l’achèvement du syndicalisme ouvrier via la Charte du travail d’octobre 1941 -, ces anciens cégétistes assumèrent la responsabilité des préparatifs puis de la mise en œuvre du service du travail obligatoire. [14] Patrons, soyez des patrons !, brochure de Gignoux, 1937. Centre PARIS ANIM’ Reuilly – CLAJE, Labo_Demo #2 Entaille dans la création littéraire émergente Centre Wallonie-Bruxelles, Histoire(s) du théâtre II Théâtre de la Ville – Abbesses. L’Occupation ne fut pas caractérisée par un « trou noir » ou une « rupture » dans les plans « européens » de la synarchie, qui avait été étroitement liée, dès l’avant-guerre, au « clan Goering ». Les réalisations de ce temps furent dignes du texte du télégramme que Franz von Papen, alors ambassadeur d’Allemagne à Ankara [87], adressa à « [s]on ami de longue date Benoist-Méchin », qui se targuait en permanence de la puissance politique de « [s]on groupe » (de synarques), pour le féliciter de son maintien dans le cabinet Laval d’avril 1942 : “Recevez mes meilleurs vœux pour le changement décisif qui se dessine ces jours-ci dans l’histoire de la France. L’Allemagne, en faillite avant même d’avoir déchaîné la catastrophe, le sera encore plein plus après avoir perdu la Guerre. Il leur garantit simultanément la pérennisation de cette hégémonie forcée. » [81]. Nommé par son ami Léon Blum ministre de l’économie nationale, le très droitier Charles Spinasse fit de Jean Coutrot, l’ancien « industriel » financé par la banque Worms, le « conseiller intime » de son cabinet [33]. [14] Patrons, soyez des patrons !, brochure de Gignoux, 1937. C’est au sein de cette « Société des Nations des hommes d’affaires » [7], où les grands patrons allemands demeurèrent quand leur gouvernement quitta la SDN (octobre 1933), que se nouèrent les alliances atlantique et « continentale » (allemande) de l’entre-deux-guerres. Une intelligence avec l’ennemi, Paris, L’Harmattan-Le Pavillon 1992 ; Benoît Collombat et David Servenay, dir., Histoire secrète du patronat : de 1945 à nos jours. [83] « Penser et construire l’Europe. À travers l’entretien ci-dessous, l’historienne Annie Lacroix-Riz nous éclaire sur la Synarchie.Photo : Pierre Pucheu et Jacques Barnaud. [59] Sur tous ces noms (et sources), index Choix, Munich et Industriels. [80] Rapport Gerstner, traduction figurant dans tous les dossiers des intéressés, 3W pour les ministres de Vichy, cité dans Ministère public contre Ardant, 7 janvier 1948, F12, vol. À ce lieutenant de Marcel Déat au Rassemblement national populaire, alias Claude Varennes, sorti de Fresnes en février 1948, Hippolyte Worms en personne attribua aussitôt un bureau au siège de sa banque et la fonction y afférente. Le lecteur pourra notamment consulter le n° 39 des Cahiers d’histoire de la Métallurgie CGT, mars 2012, qui reproduit une conférence sur « La collaboration du patronat » donnée le 28 avril 2011 à l’institut CGT d’histoire sociale (http://www.ftm-cgt.fr). J’ignore si le douzième était un délégué de la haute banque - par exemple la Banque d’Indochine, promise ici à un rôle clé, avec son chef Paul Baudouin - ou du Comité des Forges, mais l’une et l’autre disposèrent ensuite d’une place de choix dans cet aréopage, un peu élargi au fil de l’entre-deux-guerres. Source : http://www.parisenimages.fr/. À la fin de l’été 1941, l’allant pro-allemand demeurait très élevé, bien que le Blitzkrieg apparût déjà en difficulté à l’Est. [67] Télégramme Abetz 1577 pour le Dr Schwarzmann, Paris, 21 décembre 1940, 3W 353 (ou 347), AN. [56] Chiffres et sources, Munich, p. 215. La banque Worms joua dans cet essaimage un rôle majeur. [32] Lacroix-Riz, « Unitaires et Confédérés d’une réunification à l’autre (1934-1943) », Cahiers d’histoire de l’institut de recherches marxistes, n° 15, 1983, p. 31-58 ; Munich, chap. 355.07.LAR 3896 Presses de la Cité Paris 1974. Sa promotion, je l’ai dit, maintenait intacte la réalité du pouvoir dans la CGPF. Gignoux était (comme André François-Poncet dans la décennie antérieure) un salarié du Comité des Forges, qui l’avait depuis 1925 affecté à la direction de son quotidien La Journée Industrielle et l’avait en outre, en septembre 1931, chargé de mission dans les structures de collaboration économique avec le Reich mises en place avec la bénédiction l’État, sous une présidence du Conseil de Laval [13]. Ces milieux étant très liés à la franc-maçonnerie, le recrutement alla bon train dans les loges, « à la Grande Loge [droitière] plus qu’au Grand Orient » [24]. Elle n’a aujourd’hui pas droit de cité académique, car la passion « européenne » a conduit l’historiographie dominante à entraver la connaissance historique tirée des sources d’avant-guerre et de guerre. Les socialistes et les syndicalistes les plus violemment anticommunistes constituèrent donc, avec les radicaux, la cible de ce recrutement moins élitiste. Il leur garantit simultanément la pérennisation de cette hégémonie forcée. Qu’est-ce-que la Synarchie ? Y ont été versés, d’une part, les textes que j’ai rédigés sur la question depuis février 2011, et, d’autre part, des copies ou transcriptions de documents, incontestables sur la collaboration économique, politique et policière, de Louis Renault et de la direction de ses usines, collaboration sans réserves qui prolongea et aggrava sous l’Occupation des pratiques d’avant-guerre. Cette organisation avait-elle également infiltré le mouvement syndical ? Auprès de Belin œuvraient sous l’Occupation d’autres synarques de rang inférieur : tels Laurat, ancien responsable de la formation économique à l’institut supérieur de la CGT ; son pair Georges Lefranc ; Froideval, chef de cabinet de Belin et « membre du comité d’honneur du cercle européen » [65], si collaborationniste - « un brave homme, adversaire du communisme », déclara le 25 décembre 1940 Ernst Achenbach, le conseiller d’Abetz à l’ambassade d’Allemagne à Paris, à Darlan [66] - que le Reich l’appréciait encore plus que Belin : le projet de scission du ministère Belin prévoyait alors d’attribuer « la production à M. Baudouin et le travail à M. Froideval, chef syndicaliste proposé par les Allemands.
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