le droit de punir philosophie

D'où le scrupule de la conscience lorsqu'il s'agit de punir. 20 0 obj Bien à vous. 12 0 obj 35 0 obj << /Contents 46 0 R /MediaBox [ 0 0 397 645 ] /Parent 4 0 R /Resources 47 0 R /Type /Page >> Si le délit est incertain, n’est-il pas affreux de tourmenter un innocent ? C'est par rapport à la loi qu'il y a infraction. Un plan, fût-il détaillé, pointe les analyses qu’il faudra approfondir. N'y a-t-il pas là une sorte d'aporie, tant il est vrai que l'exigence morale nous fait obligation de promouvoir le bien et d'éviter le mal ? endobj I)                   La légitimité du droit de punir. Si l’on devait faire le deuil de la rationalité du droit, ou plutôt envisager son épuisement, peut-être seulement traiterions-nous le sujet, en prenant le risque véritable de la réponse négative. endobj Voici une proposition bien simple : ou le délit est certain, ou il est incertain. VI : De l'Encyclopédie aux Méditations, Arthaud, 1984) : «Tout le monde, de Voltaire à Diderot, cherche à définir un «droit naturel», droit absolu inscrit dans la raison humaine et antérieur, d'un point de vue intellectuel, à l'existence des sociétés. << /Contents 90 0 R /MediaBox [ 0 0 395 644 ] /Parent 4 0 R /Resources 91 0 R /Type /Page >> II)                Ce qui rend illégitime le droit de punir. Comme le mot peine l'indique, une punition est une souffrance. Alors que la vengeance est passionnelle, inspirée par des affects et ordonnée à la visée satisfactoire de la victime, la justice s'efforce par ses procédures d'instaurer un ordre dans lequel, des personnes extérieures au litige vont énoncer un jugement dont la finalité n'est pas de satisfaire le plaignant mais de dire le droit et de sanctionner sa transgression. Que la punition ait été d’abord compensation, c’est précisément ce qui continue en moi d’entretenir cette défiance à la lumière de laquelle elle l’est toujours. Il n'y a de droit de punir que fondé sur un devoir. Quand vous dites: »Si l’on devait faire le deuil de la rationalité du droit, le devoir serait bâti sur une contradiction, or la rigueur et la fécondité de l’exercice dialectique est précisément de l’éviter grâce aux sens des ambiguïtés. On punit pour le bien de la victime et aussi pour le bien du coupable. La légitimité, qu’il est rigoureusement interdit de confondre avec la simple légalité.En effet, dès lors que l’on cherche à justifier le droit de punir, on quitte le plan de la simple légalitépour aborder celui de la légitimité. Professeur de philosophie. endobj Il prône l’abolition de la torture et de la peine de mort, fort courantes à l’époque. endobj -La dégradation de l'autorité en pouvoir. L'institution judiciaire est donc comme le dit Hegel « l'exigence d'une justice dépouillée de tout intérêt, de tout aspect particulier et de la contingence de la force, qui ne venge pas mais qui punisse ». Cf. endobj Bonjour 8 0 obj Risque dont il est vrai que vous vous êtes d’emblée écarté dés l’introduction: »N’est-il pas non moins juste d’en justifier rationnellement le principe? Bien à vous. endobj 41 0 obj Les valeurs au nom desquelles on punit doivent être universalisables en droit. Il y a quelque chose de commun au sort réservé à Damiens en 1757 et le délinquant auquel on applique une peine d’autant plus forte qu’il est récidiviste car c’est le même vice de forme qui est alors à l’oeuvre, celui d’une justice qui s’auto-légitime (je serai tenté de dire: « impunément ») dans la marque, la violence et le décuplement de la sanction. De ce point de vue, il me semble que la formulation qui clôt votre réponse est particulièrement juste et édifiante. endobj En quel sens y a-t-il une nécessité morale et juridique de la punition ? Mais pour restituer et situer la position de Nietzsche sur cette question, faut-il nécessairement écrire des aphorismes? Si c'est là la base réelle et cachée du droit de punir, … Lorsque Nietzsche fait la généalogie du châtiment et interroge la notion de dette, le rapport entre créancier et débiteur, ill met réellement à mal la notion de punition légitime, apportant un nouveau regard sur la justice corrective d’Aristote. Position du problème : Hobbes (Léviathan, II, 28).Chez Hobbes, la question du droit et de la manière de punir semble de prime abord recevoir le même traitement que dans l'explication de Protagoras. 23 0 obj Et pourtant réparation est demandée, et par la victime ou sa famille, et par la société, c'est donc que celle-ci est de l'ordre du symbolique, voire du magique. 13 0 obj Mais en même temps, il m’est impossible de me ranger à vos raisons. Lisez ce Philosophie Compte Rendu et plus de 31 000 autres dissertations et fiches de lecture. jusqu’à les méconnaître?) Néanmoins s'il est juste de pointer l'aporie et de dénoncer certaines motivations de la punition, n'est-il pas non moins juste d'en justifier rationnellement le principe, ce que connotent les idées de droit et de fondement ? De là le caractère idéologique de ce droit; c'est le détenteur du pouvoir qui décide, en dernière instance, de son contenu9. Les révolutions du XXI° siècle. Bien à vous. << /Contents 84 0 R /MediaBox [ 0 0 396 645 ] /Parent 4 0 R /Resources 85 0 R /Type /Page >> La définition d'un châtiment ne peut être que contingente et arbitraire. Tragique conséquence à laquelle conduit la subversion de la fonction judiciaire par la fonction policière. << /Contents 92 0 R /MediaBox [ 0 0 396 644 ] /Parent 4 0 R /Resources 93 0 R /Type /Page >> Conclusion: Il n'y a de droit de punir qu'autant que ce droit se fonde sur un devoir. Alors que la vengeance est sujette à l'excès, à l'arbitraire, à la surenchère, la justice est souci de la juste mesure. Mes félicitations et mes remerciements pour votre remarquable travail dont je ne manque de faire profiter, après moi, mes propres élèves. Or Albert H Post a bien montré à quel point la punition a d’abord été une façon de  » racheter » les dommages créés par la violence du délinquant indépendamment de la nécessité de lui faire comprendre et admettre qu’il était libre. Je ne veux pas envisager une seule seconde qu’en tant que professeur de Philosophie, vous puissiez soupçonner qu’un effort de pensée visant à comprendre exactement ce que Nietzsche entend par « généalogie du châtiment » soit partisan, victime ou acteur d’un « endoctrinement » idéologique. Il dit la sanction en tant qu'il incarne la nécessité et l'objectivité de la loi. << /Contents 62 0 R /MediaBox [ 0 0 392 642 ] /Parent 4 0 R /Resources 63 0 R /Type /Page >> endobj Propulsé par WordPress - Thème « Misty Look » par Sadish. << /Contents 96 0 R /MediaBox [ 0 0 395 644 ] /Parent 4 0 R /Resources 97 0 R /Type /Page >> Leurs présupposés sont discutables comme l’est aussi celui qui fonde le droit de punir, à savoir le postulat (Cf. endobj Droit et devoir. 2)        Promouvoir l'exigence morale dans le monde. Il doit rétablir le rapport de droit entre le coupable et la victime en proportionnant la peine (justice pénale), au dommage. Jean-François Braunstein. http://www.reseau-canope.fr/climatscolaire/fileadmin/user_upload/outilspdf/guide_justice_scolaire.pdf endobj Tout châtiment est inique, aussitôt qu’il n’est pas nécessaire à la conservation du dépôt de la liberté publique ; et les peines seront d’autant plus justes, que le souverain conservera aux sujets une liberté plus grande, et qu’en même temps les droits et la sûreté de tous seront plus sacrés et plus inviolables. La justice restaurative est apparue au Brésil, où elle a fait ses preuves au point d’être adoptée à titre de projet pilote par le Ministère de la Justice et se développe maintenant à l’échelle internationale.

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